Aller au contenu

Options : call, put, strike et échéance

Une option confère un droit à l’acheteur et l’obligation correspondante au vendeur. Call, put, strike, prime, échéance et règlement définissent le contrat.

En termes simples — L’acheteur d’une option paie une prime pour obtenir un droit. Le vendeur reçoit la prime et assume l’obligation correspondante si le contrat est exercé et que sa position est assignée.

Une option est un contrat dérivé dont la valeur dépend d’un sous-jacent. L’acheteur, ou holder, détient une faculté ; le vendeur, ou writer, porte l’obligation opposée. Un call donne le droit d’acheter selon les termes du contrat. Un put donne le droit de vendre. Cette définition ne signifie ni que toute option peut être exercée à tout moment, ni que le sous-jacent sera toujours livré : style d’exercice, livrable et règlement varient selon le produit.

Contrat, payoff et résultat à l’échéance Quatre positions élémentaires avec le même exemple numérique. Exemple par unité : options vanilla, K=100, prime call=4, prime put=3 ; coûts exclus. Contrat, payoff et résultat à l’échéance Quatre positions élémentaires avec le même exemple numérique Exemple par unité : options vanilla, K=100, prime call=4, prime put=3 ; coûts exclus. Call acheté max(S_T − 100, 0) − 4 K=100 Call vendu 4 − max(S_T − 100, 0) K=100 Put acheté max(100 − S_T, 0) − 3 K=100 Put vendu 3 − max(100 − S_T, 0) K=100 Strike K Prix contractuel : cen’est ni la prime ni leseuil de rentabilité. Prime Flux initial entreacheteur et vendeur ; leP&L net l’intègre. Échéance T Les formules présentéessont terminales et nedécrivent pas la valeuravant T. Multiplicateuret règlement Unités économiques etrèglement suivent lesspécifications, pas unerègle universelle. Cyclepedia · exemple pédagogique, ni cotation ni prévision
Le contrat définit droits et obligations. Le payoff terminal se distingue du résultat après prime et de la valeur avant l’échéance.

Les coordonnées du contrat

Avant tout calcul, il faut identifier le sous-jacent exact, le type call ou put, le strike, l’échéance, la prime, le multiplicateur, le style d’exercice et le mode de règlement. Le strike est le prix contractuel auquel le droit s’applique. L’échéance fixe la fin de vie du contrat. Le multiplicateur convertit une cotation unitaire en exposition économique.

Dire qu’un contrat représente 100 actions décrit une convention courante pour de nombreuses options sur actions américaines, pas une règle universelle. Une corporate action peut modifier le livrable ; une option sur indice, future, devise ou matière première peut employer une autre unité et un autre règlement. Le symbole court affiché par une plateforme ne remplace donc jamais les spécifications officielles de la série.

Le style américain permet généralement l’exercice à plusieurs dates jusqu’à l’échéance ; le style européen le limite au moment prévu par le contrat. Ces adjectifs décrivent une règle temporelle, non une région géographique. Une option européenne peut normalement être revendue avant l’échéance si un marché existe : clôturer une position et exercer le droit sont deux opérations différentes.


Payoff et résultat à l’échéance

Notons S_T le prix du sous-jacent à l’échéance, K le strike et P la prime par unité. Avant frais, intérêts, fiscalité et multiplicateur :

payoff call = max(S_T − K, 0)
payoff put  = max(K − S_T, 0)

résultat call acheté = payoff call − P
résultat put acheté  = payoff put − P

Le payoff est la valeur terminale du droit. Le résultat tient compte de la prime payée. Pour le vendeur de la même option, sous les mêmes conventions, le résultat terminal est opposé. Ces formules ne donnent pas la valeur de l’option avant l’échéance.

Exemple pédagogique : call de strike 100 acheté pour une prime de 4. Si le sous-jacent termine à 90 ou 100, le payoff vaut zéro et la perte unitaire vaut 4. À 104, le payoff vaut 4 et le résultat est nul. À 115, le payoff vaut 15 et le résultat vaut 11. Le seuil de rentabilité 104 n’est valable qu’à l’échéance, avant coûts ; il ne représente ni une probabilité de succès ni un prix garanti.

La relation entre sous-jacent et strike est appelée moneyness. Une option in the money (ITM) possède une valeur intrinsèque positive ; at the money (ATM) indique une proximité selon la convention retenue ; out of the money (OTM) signifie que la valeur intrinsèque est nulle. Une option OTM peut néanmoins avoir un prix positif parce qu’il reste du temps et une possibilité de mouvement.


Pourquoi la prime varie

La prime dépend conjointement du niveau du sous-jacent par rapport au strike, du temps restant, de la volatilité implicite, des taux, des dividendes ou du portage, de la liquidité ainsi que des caractéristiques du contrat. La décomposition la plus simple sépare valeur intrinsèque et valeur extrinsèque, souvent appelée valeur temps. Cette seconde composante ne dépend pourtant pas du seul calendrier : incertitude, surface de volatilité et conditions de marché y contribuent.

La prime négociable et la valeur calculée par un modèle ne sont pas nécessairement identiques. Bid, ask, taille et timestamp décrivent le marché ; modèle et paramètres produisent une estimation. Une valeur médiane ou théorique n’est pas une promesse d’exécution.

Delta, gamma, vega et theta sont des sensibilités locales. Elles expliquent une partie des variations sous des hypothèses données ; elles ne garantissent ni le prix futur ni le P&L.


Exercice, assignation et règlement

Lorsque l’acheteur exerce son droit, un vendeur éligible peut recevoir une assignation. Le résultat peut être une livraison physique, un paiement en espèces ou l’ouverture d’une position future. Seuils d’exercice par exception, horaires, instructions contraires et capacité financière du compte dépendent de la chambre de compensation, du courtier et du contrat. La page Exercice, assignation et règlement suit cette chaîne opérationnelle.

Une position apparemment petite peut devenir une exposition bien plus grande après assignation. Dans une stratégie à plusieurs jambes, l’assignation de la jambe vendue n’exerce pas automatiquement la jambe achetée. Il faut alors reconstruire la position réelle au lieu de se fier au nom initial du spread.


Risques asymétriques

Pour une option longue payée intégralement, la perte contractuelle est en général limitée à la prime et aux frais. Cela peut toutefois représenter 100 % du capital affecté à l’option. Le vendeur reçoit une prime mais porte une obligation : un put vendu peut perdre fortement si le sous-jacent chute ; un call nu peut avoir une perte théoriquement non plafonnée. Marge, liquidation, gap et illiquidité peuvent intervenir bien avant l’échéance.

Une couverture, un spread et une vente nue n’ont pas le même profil. Vendre des options pour « produire un revenu » ne rend pas la prime sans risque. Un hedge peut aussi être imparfait par le strike, l’échéance, la quantité, le basis ou la liquidité.

Les contrôles essentiels sont concrets : identifier la série et le livrable, calculer payoff et résultat de toute la position, vérifier multiplicateur, spread et taille, simuler le passage du temps et la volatilité, puis lire les règles de marge et d’assignation du courtier. Une option n’est comprise que si le contrat, le prix et le cycle opérationnel sont lus ensemble.

Erreur fréquente — Traiter la prime encaissée comme un profit définitif. Elle rémunère une obligation dont la perte peut être très supérieure au montant reçu.


Références

Articles liés