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Risque par opération

Perte planifiée entre l’entrée et l’invalidation pour la quantité choisie. Elle peut servir d’unité 1R, mais ne constitue jamais une perte maximale garantie.

Le risque par opération est la perte planifiée entre le prix d’entrée et le niveau qui invalide l’idée, pour la quantité choisie. Il répond à une question simple : « si la sortie se déroule selon mes hypothèses, combien cette idée devrait-elle coûter ? »

En termes simples — Prévoir 50 € de risque signifie viser une perte proche de 50 € si le niveau d’invalidation est exécuté comme prévu. Un gap, un carnet peu profond ou des coûts supplémentaires peuvent produire une perte supérieure.

Du niveau d’invalidation au montant

Pour une position linéaire cotée dans la devise du compte :

risque planifié = |entrée − stop| × quantité + coûts estimés

Un future, une devise ou un CFD ajoute la valeur du tick ou du point, le nombre de contrats et éventuellement une conversion de devise. Les options et autres payoffs non linéaires nécessitent des scénarios adaptés : la seule distance entre deux prix ne résume pas leur risque.

La séquence correcte est : définir l’invalidation, calculer la perte par unité, fixer le budget, puis déterminer le dimensionnement de position. Choisir d’abord la quantité et déplacer ensuite le stop pour respecter le budget renverse le raisonnement.

Exemple : entrée à 25,00 €, invalidation à 24,30 € et 100 actions. La distance est de 0,70 € et le risque de prix planifié de 70 €, avant commissions et slippage. Si l’exécution moyenne intervient à 24,10 €, la perte de prix devient 90 €. Le niveau stop n’a donc pas transformé 70 € en plafond.

Que signifie 1R ?

1R est le risque initial planifié d’une opération. Si 1R vaut 50 €, un gain de 100 € représente +2R et une perte de 65 € −1,3R. Cette normalisation permet de comparer des opérations de tailles monétaires différentes.

La convention doit rester stable. Des sorties partielles, un stop suiveur ou un renforcement modifient le risque restant, mais ne doivent pas réécrire rétroactivement le dénominateur utilisé pour analyser la décision initiale. Le journal peut conserver côte à côte R initial, R courant et R réalisé.

Une distribution en R aide à étudier gain moyen, perte moyenne et dispersion. Elle ne dit pas si le budget choisi est soutenable pour le capital, ni si les opérations sont indépendantes.

Pourquoi la perte réelle peut dépasser le plan

Un ordre stop peut devenir un ordre au marché après activation. Le prix reçu n’est alors pas garanti. Un stop à cours limité contrôle le prix minimal ou maximal accepté, mais peut rester sans exécution. Les écarts augmentent avec les gaps, la faible liquidité, la taille de l’ordre et la vitesse du marché.

Commission, spread, impact, financement et conversion de devise s’ajoutent au résultat. Avec levier ou marge, certaines structures peuvent perdre plus que le capital initialement immobilisé. Le risque par opération n’est donc ni la valeur notionnelle, ni la marge, ni la perte maximale.

Erreur fréquente — Présenter 1R comme une garantie. C’est une estimation opérationnelle fondée sur la taille, le stop et des hypothèses d’exécution qui doivent être testées.

Contrôle au niveau du portefeuille

Une opération acceptable isolément peut devenir excessive avec plusieurs positions corrélées. Le plan vérifie donc le risque agrégé, la concentration, les besoins de marge et les scénarios où plusieurs stops sont franchis ensemble. Il fixe aussi un seuil de réduction avant que le drawdown ne compromette la capacité à continuer.

Il n’existe pas de pourcentage universel. Le budget dépend de la distribution des résultats, de la liquidité, du levier, du nombre de positions simultanées et du seuil de ruine défini.

Références

Liens