Aller au contenu

Budget de risque et risk budgeting

Allocation ex ante d’une mesure de risque entre composantes. Un budget nomme la mesure, l’horizon, le périmètre et la cible ; il ne se confond pas avec le capital.

Un budget de risque assigne ex ante une part d’une mesure de risque à une composante. Il doit préciser de quel risque il s’agit — volatilité, Expected Shortfall, perte de scénario —, pour quel horizon, portefeuille et modèle.

En termes simples — Donner 20 % du capital à une stratégie et lui attribuer 20 % du budget de risque sont deux décisions différentes. La première porte sur les ressources ; la seconde sur une mesure de perte ou de variabilité.

Capital et risque : deux registres liés, mais non interchangeables L’architecture part des ressources et aboutit à des limites, mesures et décisions traçables Capital et risque : deux registres liés, mais non interchangeables L’architecture part des ressources et aboutit à des limites, mesures et décisions traçables 1 · Capital disponible Ressources, liquidité etcontraintes bornent le capitalengageable. 2 · Allocation Pondérations ou montantsrépartissent le capital entrestratégies et réserve. 3 · Budget de risque Des objectifs ex anterépartissent le risque selonl’horizon et le périmètre. 4 · Mesure et contrôle Contributions et stressvérifient si l’usage réelrespecte l’architecture. Le capital finance les expositions ; le budget attribue des partscibles d’une mesure. Des montants égaux n’impliquent pas un risqueégal. Cyclepedia · schéma conceptuel vérifié à partir des sources
Le budget est une cible ; la contribution est un résultat du portefeuille et du modèle.

Budget relatif et absolu

Pour une mesure R(w) et une contribution RCᵢ(w), des budgets relatifs vérifient :

bᵢ ≥ 0 ; Σᵢ bᵢ = 1

La cible est :

RCᵢ(w) / R(w) = bᵢ

ou RCᵢ = bᵢ × R lorsque le total est positif. Un budget absolu ajoute un niveau R* et vise bᵢ × R*. Répartition relative et échelle totale restent deux décisions : on peut construire les poids puis ajuster l’exposition dans les limites de levier, de marge et de liquidité.

La pleine allocation Σ RCᵢ = R s’appuie sur le principe d’Euler lorsque la mesure est différentiable et homogène de degré un. Si les conditions ne sont pas satisfaites, la méthode doit expliquer comment elle traite le résidu.

Quatre objets séparés

Le poids de capital indique la quantité investie. La contribution au risque est une sortie du modèle sur le portefeuille courant. Le budget est la cible. Une limite est un seuil de contrôle ou d’escalade.

Un budget ne doit pas être atteint en violant une limite. Une position peut ne pas être négociable au poids théorique ; un budget peut être incompatible avec concentration, liquidité ou réglementation. Un écart ne déclenche donc pas automatiquement un ordre.

Du mandat aux poids

Le processus définit d’abord la hiérarchie : classes d’actifs, stratégies, facteurs ou desks. Le look-through évite de compter deux fois la même exposition. Il choisit ensuite la mesure, les données, la devise et le modèle de dépendance.

Les budgets viennent du mandat et de la capacité de perte, pas de la seule histoire des prix. Les contraintes long-only, levier, turnover, collatéral, lots et liquidité délimitent les solutions possibles. L’optimiseur publie convergence, résidus et sensibilité aux entrées.

Exemple : deux actifs non corrélés ont 10 % et 20 % de volatilité, avec des budgets de contribution à la volatilité de 75 % et 25 %. Les poids qui réalisent ces budgets ne sont pas 75/25 ; dans ce cas simplifié ils sont environ 77,6/22,4. L’actif le plus volatil exige moins de capital pour sa contribution cible. Une corrélation non nulle modifierait le résultat.

Relation avec risk parity

Le risk parity à contributions égales fixe bᵢ = 1/n. C’est un cas particulier du risk budgeting, pas son synonyme. Des budgets inégaux peuvent refléter des priorités stratégiques ou une allocation hiérarchique.

Les poids inverse-vol ne donnent des contributions égales que sous des structures de covariance particulières. Un calcul général utilise la matrice choisie et vérifie les contributions après optimisation.

Gouvernance

Budgets, modèle, contraintes, écarts et décisions sont versionnés. Le rapport compare cible, contribution estimée, contribution stressée et résultat réalisé. Des prix stale ou une volatilité artificiellement basse peuvent donner trop de poids à une composante illiquide ; les scénarios corrigent cet angle mort.

Erreur fréquente — Écrire « budget de 10 % » sans préciser 10 % de quelle mesure, de quel total et sur quel horizon.

Références

Liens